avec vue sur la mer - théâtre

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Catégorie Rock Never Sleeps - Nouvelle création

Rock Never Sleeps

Création repoussée pour la saison 2009/2010

Lire l'édito de Stéphane Verrue

"See you later alligator"

 
Cie avec vue sur la mer

 

Coproduction

Scène Nationale de Sénart

 Scène Nationale de Châteauroux

 

 

 

 

 

Tout le monde a son histoire du rock, tout le monde a ses propres souvenirs, ses propres émotions, ses riffs préférés (Honky Tonk Women ou Come Together ?) ses concerts inoubliables (Led Zep ou Pink Floyd ?) voire ses slows de prédilection (A Whiter Shade of Pale ou Nights in White Satin ?), tout le monde est « Stones ou Beatles », tout le monde connaît des chansons sans trop savoir de qui elles sont (Oh Pretty Woman, Gloria,You really got me…). La culture rock fait partie de notre vie, le rock nous accompagne, qu'on le veuille ou non, pour le meilleur et pour le pire

 

, avec le meilleur et avec le pire, depuis plus de cinquante ans et c'est bien comme ça (au fait, c'est quand la date de naissance du rock ?). Parfois on adore ce qu'on a détesté, parfois aussi on se met à détester ce qu'on a adoré, et c'est très bien comme ça.

Hey hey my my, Rock and Roll can never die/ My my hey hey, There's more to the picture than meets the eye couine Neil Young au milieu de guitares saturées et distordues… J'adhère aux deux assertions (*) sans réserve, et j'ai très envie de le crier haut et fort (en paraphrasant le cogneur canadien) : ROCK NEVER SLEEPS ! 

Stéphane Verrue

 

(*) : Le rock and roll ne peut pas mourir. Le tableau est plus riche qu'il n'y paraît.

 

ROCK NEVER SLEEPS ou : comment un gosse né en 1954, comme le rock and roll, a été contaminé par cette culture, dès son plus jeune âge, et quel rapport il entretient encore avec elle aujourd'hui.                        

 

  
 

 

Il s'agirait d'évoquer :

 

La France des années 60/70.De Gaulle, Pompidou, Giscard et…Mai 68 !…

 

 

La première déferlante du rock anglais en plein milieu de la vague yéyé…

L'importance des radios pirates basées dans la Manche (Caroline, London, City) qui diffusaient cette musique à jets continus et que seule, dans l'hexagone, la partie nord de la France arrivait à capter. Puis le culte du Top ten de la BBC (le dimanche), puis le Pop Club (France Inter) et Campus (Europe 1)…

 

Le choc de Satisfaction en mai 65 (« Cela ne ressemblait à rien de ce qu'on pouvait entendre pendant cet été. Cru, bruyant et concupiscent, c'était à la fois un hurlement d'impuissance et d'insoumission. Ses récriminations conspiratrices sanctifiaient nos frustrations, et sa force vicelarde était une promesse de délivrance » Nick Toshes) précédant de quelques mois une autre bombe du même tonneau : My Generation des Who (Hope I die before get old)..…

 

Mais des chocs, il y en eut tellement ! Whole lotta love de Led Zep, 21st Century Schizoid Man de King Crimson, Rock Bottom de Robert Wyatt, Songs in the key of life de Stevie Wonder… et Sgt Pepper's alors !!!

 

Le statut si particulier des Fab Four

Et les Etats-Unis là-dedans ?

L'importance de Dylan…

Côte ouest/côte est…

 

 

 

 

Le glissement progressif de la pop music au rock. Deuxième déferlante anglo-américaine (1969/1972).

 

La rareté des émissions télé de l'époque (là aussi, les régions frontalières du nord étaient – un peu – privilégiées avec des extraits de Top of the pops ou de Hullabaloo à la Radio Télévision Belge). Age tendre et tête de bois, truffé de vedettes « yéyé », puis, enfin, Bouton Rouge en… 1966 !

 

Les magazines qu'il fallait à tout prix acheter. Rock and Folk, Best, Actuel, jusqu'au Melody Maker ou encore New Musical Express (prononcez enemy)…

 

Les courants et les modes s'enchaînant les uns aux autres ou s'affrontant…

Les rockers, les mods, les beatnicks, les hippies, le folk-rock, le psychedelic et ses light-shows, l'underground, le glam, le rock décadent, l'acid-rock, le rock planant, le progressive rock, le rock symphonique, le rock pompier, le hard, le pub rock, les punks, le garage, le grunge

 

De l'importance du visuel…

 

 

 

Modes vestimentaires. Evolution du look sous forme de mini défilé ?

 

Théâtralité du rock. De Presley à David Bowie…

(quelle musique est plus théâtrale que le rock ?).

 

Comment le rock recycle tout… du blues fondateur à la musique dite « savante » (il y aurait donc une musique ignorante…) en passant le jazz, le reggae, la musique classique, la country, les musiques folkloriques, la musique indienne (etc… etc… etc…).

 

Et l'importance de l'Afrique là-dedans !…

 

Le mélange des générations (Bruce Springsteen, Elvis Costello et Tom Waits accompagnant Roy Orbison, Johnny Cash chantant U2, le guitariste de Led Zeppelin, Jimmy Page, jouant avec Jerry Lee Lewis…).

 

Le culte de la guitare. La Fender Telecaster, la Stratocaster (Hendrix, Zappa, Clapton,…), les Gibson Les Paul (Fripp, Beck, Hendrix encore,…), la Gretsch (Young, Stills, Page,…) la Rickenbacker (Lennon, Harrison, Petty,…)… Et la pédale wah-wah !

 

Les grandes pochettes des vinyles (là aussi, l'importance du visuel, les pochettes doubles, les paroles, les posters…)… Et le prix de ces putain d'albums ! Sans parler des doubles LP qui faisaient exploser nos budgets rikikis !

 

Et les singles usés (ces petites galettes 2 titres) qu'on rachetait 3 francs 6 sous au bistrot du coin quand le patron réachalandait son juke-box !

 

Les festivals, les concerts… Le fric… La politique… La drogue… Le sexe

 

Les riffs et les intros célèbres. Sans tomber dans le karaoké, il pourrait y avoir, pourquoi pas, un quizz avec le public…

 

Et puis les voix, les incroyables voix du rock (Janis Joplin, Robert Plant, Patti Smith, Tim Buckley – le père de l'autre – , les deux Morrison, Jim et Van et tant d'autres !)…

 

 

Mais, il s'agirait aussi de :

 

Rendre hommage à de très grands noms, trop méconnus, de l'histoire du rock :

Kevin Coyne, Pete Brown, Julie Tippetts, East of Eden, Henry Cow…

 

Mélanger les genres… On peut aimer les Stones et Robert Wyatt, les Kinks et Frank Zappa… 

 

Se moquer (quand même !) de la récupération culturelle de cette musique… Yourcenar citant Bob Dylan, Jean-Christophe Bailly citant Lou Reed… Antonioni filmant les incroyables Yardbirds… Wenders immortalisant les Troggs, Godard filmant les Stones… David Lynch utilisant une chanson de Roy Orbison dans Blue Velvet, Bob Wilson mettant en scène un opéra de Lou Reed (encore lui !)… Serge Valletti écrivant sur Elvis, François Bon sur les Stones…

 

 

Et s'amuser ! We're gonna have some fun tonight, right ?!!!!!!!!!!!!!! (pas la peine de traduire quand même !…).

 

 

 

 

ça ressemblerait à quoi ?

 

Spectacle hybride entre théâtre et musique, le lien se fait par l'apparition d'un homme d'une cinquantaine d'année lors de la préparation d'un hommage « live » aux Beatles. Au milieu de jeunes passionnés il joue les ignorants et confond  avec insistance les Stones et les quatre de Liverpool ! C'est sous un portrait géant des Beatles installé pour l'occasion sur une scène de concert, au milieu des musiciens qui commencent à faire les balances, qu'il dévoile au fur et à mesure sa connaissance générale et ses anecdotes pointues sur l'histoire du Rock !… Enfin, « son » histoire. Souvenirs de jeunesse accumulés durant la période foisonnante des années 60 et 70, qu'il garde dans un caddie : vinyles, articles, affiches, fringues, photos… De ringard à l'allure « petit fonctionnaire » il devient, aux yeux des jeunes, bible ambulante d'une période qu'ils n'ont pas connue ! La discussion s'installe petit à petit entre passionnés de toutes les générations malgré, il faut le dire, la mauvaise foi innommable du bonhomme. Au fur et à mesure que s'égrènent souvenirs et anecdotes on entend de plus en plus  le « son » rock des grandes années… première partie théâtrale où l'on commence déjà à battre du pied !

 

La deuxième partie fera une place plus large encore à la musique, comme dans nos souvenirs, tout se mélange, tout se rejoint, tout se rattache à une émotion… sorte d'immense juke-box, medley de « classiques » et perles rares ou méconnues ! On branche les amplis, on sort les guitares, on se lève de son siège… le rock ne dort jamais !

 

Chaque partie devrait durer entre 1h00 et 1h30… (voir plus si affinités pour la seconde !!!)

 

 

 

 

ça se ferait avec qui ?

Compter une quinzaine de personnes, à savoir, un quatuor à la technique (lumière, son, vidéo, plateau), un solo d'administratrice tournée, un trio de comédiens, un octuor de  musiciens (basse, batterie, deux guitares, un clavier, deux cuivres, un violon).

Certains sont déjà branchés sur leurs amplis et derrière leur micro :

 

Pierre-Damien Castelain

Musicien touche à tout, (des percussions à la guitare…) il s'illustre aussi bien comme compositeur de musique de films que sur scène comme musicien auprès de compagnies de théâtre.

 

Jacques Mahieux – batteur et chanteur.

Membre fondateur du Dharma Quintet (1970), Jacques a beaucoup travaillé avec, entre autres, H. Texier, Cl. Bathélémy, S. Kassap. Auteur de deux CD de chansons (avec de magnifiques reprises de K. Coyne, R. Wyatt, L. Wainwright ou encore J . Brel), il fait également partie, en tant que batteur, du Wyatt Project (avec notamment J. Greaves et K. Mantler).

 

Didier Pietton – direction musicale et saxophones.

Dans les années 80, Didier a fait partie de Art Zoyd (5 ans, 4 albums). Dans les années 90, il a participé à la vie créatrice du label AYAA très proche du mouvement Rock in opposition (initié par C. Culter et F. Frith). En 1995 il crée la compagnie musicale l'Ouïe Fine. A travaillé, entre autres, avec T. Cora, J.F. Pauvros et W. Schotte.

 

Jean-Luc Ponthieux – contrebasse, basse.

Autodidacte, Jean-Luc se passionne d'abord pour le rock (à l'époque de la grande explosion de la fin des sixties), puis le blues et le pré-jazz-rock. A partir des années 80, il travaille régulièrement avec Cl. Barthélémy (du power trio à l'ONJ), G. Marais, S. Kassap, J. Mahieux ou encore M. Godard.

 

Christian Vasseur – guitares.

Christian a travaillé pendant une quinzaine d'années avec des populations très diverses (adolescents en maison d'arrêt, hôpitaux psychiatriques…) en privilégiant l'improvisation. Il a beaucoup écrit et joué pour des compagnies de théâtre et de danse. Il a créé un duo d'improvisation avec Ph. Lenglet (Soliloques en loques), le trio Djuwel (avec H. Guerroumi et J.Ch Lannoy) et travaille avec D. Streibig (musique électro acoustique).

 

Olivier Brabant - Comédien

Comédien formé au CNR de Lille il travaille depuis plus de 15 ans auprès de metteurs en scène comme L. Hatat, D. St Maxent, G. Drahy ou JM Boëglin ainsi que pour des Cies (Ballatum Théâtre, les Fous à Réaction). Il est également acteur pour la TV et le cinéma. Il retrouvera Stéphane Verrue pour la 6ème fois…

 

  

Awopbopaloobop Alopbamboom !!!

 


 Petit catalogue de concerts...

J'ai vu les Stones, en 74 ( ?), à Forest National à Bruxelles. C'était l'année où ils étaient interdits en France… Peut-être seulement Keith, le cocotier, pour des histoires de drogue sûrement... Alors à Bruxelles, il y avait un concert spécial pour les français. Moi j'ai été au concert normal, pour les belges, j'habitais là-bas à l'époque… Devant Forest National : la police montée. Un bourin tous les deux mètres. J'avais jamais vu ça…Je vous jure, ça casse l'ambiance. Mais le concert : magnifique. Un son nickel, pourtant, pas facile cette salle, et puis le Mick, un artiste. Billy Preston déjà avait chauffé la salle… Billy Preston… Il est mort je crois. Après l'entracte, noir dans la salle. Un mec qui crie Ladies and gentlemen, the Rolling Stones et là t'as une de ces chairs de poule. Tu sens un truc dans le public, un truc que t'as jamais senti. Lumière et Brown Sugar. Et ils sont là les gugusses. Là devant toi. Et c'est du vrai, du beau, du lourd. Magique les Stones. Magique. Le cocotier il a vraiment sa tronche de pirate comme t'aimes bien et c'est lui qui joue, là, devant toi. Charlie Watts, avec sa tronche de gangster, il assure aux fûts, Wyman, impassible avec sa basse, Mick Taylor – oui c'était encore Mick Taylor – beau comme un angelot et l'autre Mick, le lippu, qui sautille dans tous les sens…: Bonjou' les petits choux ! et que je te fais l'amour dans une fumée bien épaisse, et que je te balance des seaux d'eau sur les premiers rangs, et que je m'amuse avec des centaines de baudruches, comme un farfadet… Ah ! les Stones…

 

 

Non, Hendrix je l'ai pas vu.

 

 

J'ai vu les Pretty Things… Je me suis endormi. Incroyable. Van Morrison, il a dit « un des meilleurs groupes de tous les temps » et moi, je me suis endormi ! Je me souviens, quand j'avais dix ans, un journal avait titré « Est-ce que vous laisseriez votre sœur sortir avec un Pretty Things ? ». Ils avaient de ces tronches ! Quand je les ai vus, il y avait Dick Taylor qui faisait roadie… Dick Taylor ! Ce mec, il jouait avec les Stones au début. Non pas Mick Taylor, Dick Taylor. Il jouait de la guitare avec les Stones. Un jour, il entend les Pretty Things, il plaque les Stones pour partir avec eux. T'imagines ? Et vingt ans après, il est viré des Pretty Things. Il bosse encore avec eux mais comme roadie, pour accorder les guitares au mieux… à quoi il doit penser des fois quand il porte les fly-cases ? Lui, il est là dans une petite salle de merde, à même pas jouer, et les autres, ils sont sur orbite planétaire avec leur Jumpin'Jack Flash ou leur Honky Tonk Women…

 

 

J'ai vu Hatfield and the North dans un bistrot à Ostende. 20 personnes dans la salle. Hatfield and the North. Un des groupes les plus importants de l'école de Canterbury, Soft Machine, Caravan, tout ça… C'était   magnifique… En 1° partie, un duo blues flamand, Tjens Couter ça s'appelait. 25 ans plus tard, je me rends compte que l'un des deux, du duo, c'était Arno. Oui, Arno, Dans les yeux de ma mère… Incroyable non ?

 

J'ai vu Van Morrison. Le plus beau concert de ma vie. Grandiose ! Tout acoustique. Un grand bonhomme le petit gros. Un grand bonhomme. Baby please don't go… Gloria… Domino… J'en ai encore des frissons. Putain la classe. Un groove comme jamais ! Je donnerai toute ma discothèque pour revivre ce truc… Van Morrison ! Monstrueux ! Ecoutez Pagan Streams pour avoir une petite idée.

 

Non, Hendrix je l'ai pas vu.

 

J'ai vu les Moody Blues, ennuyeux à mourir… D'un chiant !  Les Moody Blues, c'est Bye bye bird avec un harmonica fou furieux! Ou bien Go now. Tous leurs trucs après…

 

Et Lou Reed, trois fois je l'ai vu celui-là. Le plus beau des trois, c'était le premier. Mais ça a duré une demie heure à tout casser. Et encore, il y avait  une longue intro sur Sweet Jane, dix minutes à peu près, avant que le Lou il arrive, tout en cuir noir, maquillage blanc, look Transformer. Quatre/cinq morceaux et fermez le ban. Et peau de balle pour se faire rembourser… J'ai lu il y a pas longtemps qu'il avait fait des spasmes tachicardiques ce jour-là. A cette époque, il prenait tout ce qu'il trouvait… Dope, alcool… Tout. Les deux autres concerts étaient « normaux ». Bien mais sûrement trop propres. Au fait, c'est quoi un bon concert ?

 

J'ai vu Rory Gallagher aussi. Avec Gallagher, ce qu'il y avait de rigolo, c'est que les rappels duraient plus longtemps que le concert, qui durait déjà une heure et demie. Et Gallagher, il était pas du genre à se ménager. Toute façon, ils étaient trois. Basse, batterie et puis lui : guitare, mandoline, saxo harmonica et voix bien sûr. Con qu'il soit mort si jeune. Il paraît que c'est l'alcool qui l'a tué. Ce mec, une fois j'ai bu un coup avec lui, il buvait du lait et pas un clope… Rien. Oui, c'est con.

 

Et King Crimson ! J'ai vu King Krimson, à la grande époque, à l'époque de la trilogie… Lark's tongue in aspic, Starless et Red. Avec Bill Bruford qui s'agitait comme un damné derrière les fûts et une batterie de percus incroyable ! Et le Robert Fripp assis, qui bouge pas, à peine si tu le vois, et qui sort des sons incroyables de sa guitare… Grand, King Crimson. Grand ! Bien plus que Genesis ou Yes ou… Trop pompiers pour moi ceux-là. Trop pompiers. Enfin chacun son truc…

 


Posté le 29/06/2007 | 2 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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